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23 février 2008

'LA FUCK' - Ecrit & Art


Distillation de Poire - Paul KLEE




Exercice




Les tracés curvilignes gouttent le prolongement de leur sinuosité.
Acidité des contours, âpreté des arabesques ; arrondis des pics.
Les mécanismes dilettantes exhalent un vert d’âtre taché de bruns et blets mouchetis.
Transpiration du grain ; tel un papyrus détrempé, la toile suinte la liqueur ambroisé.
C’est dans une indéniable sussions de l’essence des lignes que se dresse l’ascendance du fruit.
Aux tréfonds des hostilités, il se pâme dans les effluves engendré par l’ oscillation alchimique de ses tendres chairs.
Déchirure de la granulosité sous les pressions alambiqués .
La pulpe cède son eau de vie.

Fruit d’entrelacs, la dite « stillation » exsude l’éthyle.

Décomposition : Le fond se fait mûr

2 janvier 2008

Génération "Loose" : Section dévalorisée, culture fébrile. Les examens promettent.

Quand une épave humaine se saisit de ses copies universitaires et tente de déchiffrer et retenir leur contenu, ça ne donne pas grand chose ; voir absolument rien.

Les feuilles se succèdent, les pages sont tournées, retournées, les definitions pleuvent et la logique des théories évoquées ne coule plus du tout de source.
C'est un véritable scandale.
Que lui faut-il pour faciliter le combat sans vergogne qu'elle mène contre ce fichu amat d'informations jonchants le sol?
Un bon coup de pied au derch', une chataîgne symbolique, une leçon, une sacrée punition?
Non.

Une assurance vie je crois.
La demoiselle veux et exige simplement que la masse ingurgitée reste dans son esprit frivole et que cette dernière ne soit pas digéré et expulsée sur le modèle du mécanisme, même interpelant, d'un transit intestinal.
Que faire d'une culture volatile, d'une allumeuse sans précédent qui vous nargue un temps et disparait pour mieux anéantir votre motivation fébrile?
Un bon repas. Ou, un assaisonement pour une bonne salade.
C'est tout.

Il s'avère que ces temps si je n'ai pas faim, mais plutôt soif.
Soif de découvertes, d'apprentissages utilement pérpétués, de leçons aguichantes, d'une culture non pas passagère, mais resistante à l'épreuve du temps et d'une mémoire défaillante.
Voilà tout ce que je demande (... et une assurance qualité - et vie - pour notre pauvre section communication, si c'est possible bien sur. Je ne veux pas me risquer à trop y croire)

Apprendre bêtement. Il en est assez. Ca allait bien pour 2007.
La date de péremption est dépassée depuis presque plus de deux jours.


Je l'ai trouvée la fameuse résolution.

Apprendre utile


Et puis au pire...
... On se la refait en 2009, Hein?

30 novembre 2007

U N E F : Briseurs de grève. S A R K O Z Y : Parleur sans trève.

DEFINITION DE L'UNEF : Syndicat étudiant se disant neutre ( ne l'étant pas du tout) sachant le moins lire entre les lignes : "cessez les blocages et les grèves, le chef d'état débloque des fonds pour les universités" et dont le président à signé la pétition contre la LRU ce matin même. ( Grand dieu, ce qu'il sont mal accordés )

Naifs, naifs et encore naifs.

Nous le sommes aussi.

Mais nous, nous n'avons pas la prétention de nous proclamer "représentant de la pensée étudiante majoritaire"


5 milliards d'euros pour les universités. Comment? par la vente de 3% des capitaux EDF.
"Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi soir que l'Etat allait vendre 3% du capital d'EDF pour "un plan d'investissement" dans les universités françaises." (Agence France Presse)

Oh les beaux prémices de la privatisation!

"l'Etat, et Nicolas Sarkozy en particulier, est en train de résoudre tous ses problèmes d'argent, en utilisant une entreprise (...) comme vache à lait". (Agence France Presse)

Et elles n'ont pas fini de se faire tripoter les pis.

...La prostitution c'est mal!




Le campus Carlone à voté la grève aujourd'hui.

88 votants : 72 pour, 6 contre. Pas mal pour près de 5000 étudiants, sans compter que plus de la moitié a levé la main dans le but de ne pas avoir à trainer son excédent graisseux dans les amphithéâtres non chauffés de la faculté.

Minoritaire par le nombre mais majoritaire par la présence d'esprit.


On vous emmmerde l'UNEF.

On vous emmerde.

24 novembre 2007

Que d'émotions d'une emotionalité emotionante ! [ Je ne cracherai pas le morceau : ce psychodrame ne me conviendra pas]

Dynamique de groupe : une expérience doublement destabilisante.

Il, ou elle, parle.
Debout, seul face à une assemblé de personnalités juchés sur des chaises formant un cercle parfaitement fermé. Leurs yeux ; rivés sur les contours de sa personne, sur des ébauches de notes, ou sur le sol crasseux.

Le corps se donne en spectacle. Les lèvres se meuvent, les mains ne trouvent plus refuge. Violente lumière jaunâtre des néons, les gouttes glissent sur un front aux veines anormalement apparentes. Il, ou elle, est déstabilisé.

Ils ne sont pas les seuls.

C'est sur son fauteuil métallique, le regard perdu dans l'architecture et les tympans dévorant le flot de paroles qu'elle vit l'expérience. Horrible personnage à l'analyse débordante, elle les juges. Des à priori sur une poignée de minutes de prestation. C'est, dit-on, (mais qui est on?) honteusement humain.

Elle se juge aussi.

Là voila perturbé à son tour.
Ambiance pesante, envie de décoller son fessier du séant, besoin de hurler "moi aussi je [pense, fais, dit, crois] ça!". Elle se tait. Frustration absolue. Besoin insupportable de reconnaissance.
Le caprice perdure.

Tripoter la boucle de sa veste en cuir et passer nerveusement une main dans sa masse capillaire semblent être les seuls échappatoires possibles dans l'instant.

Elle à envie de parler mais un bon éléphantisme des couilles lui manque.

Elle n'a pas peur de se donner en spectacle : elle le fait si souvent. C'est bien plus dérangeant encore. La contradiction l'effraie. Que dire quand on n'est pas sois même persuadé de ce que l'on avance. Sensation d'infériorité face à eux. Elle les places sur un pied d'estale, s'agenouille, pleurant son involontaire manque de sincérité.
Montés d'adrénalide, elle a besoin de passer à son tour et se persuade du contraire malgré l'affiche que lui valent ses mouvements nerveux.

Putain de bon stress.
Putain de frustration de ne pas l'avoir poussé jusqu'à l'acme

La crise existentielle serait encore là ?!

Tellement comédienne qu'elle ne contrôle plus ni ses personnages, ni la mise en scène de l'acte II de sa vie. Qui est elle parmi tout ces rôles...
S'analyser , encore, c'est probablement ce qu'il lui faut.
Cesser une dite "dévalorisation".

Ca ça viendra peut être après.
" Qui vivra verra ".

Je verrai.







PS : [dans le moins "poussé"] Ce soir j'ai contribué au bouchage des chiottes de Florian. Il est content d'avoir nettoyer les carreaux transpirants d'eaux à coup de serviettes de bain et de serpillères "haute technologie".

Maman m'a dit 2 feuilles. C'était 2 feuilles.


Point

22 novembre 2007

[AG] t i s a t i o n A c c o m p l i e . Les petites "Branques" du campus se sont achetés une opinion.

[AG - Oscar Wilde - Labo Photo. Il ne lui manque plus que l'abrogation de cette foutue loi]

Privatisation de l'existence.


"Une démocratie qui ne prend pas en compte ses minorités n'est pas une démocratie valable" ( "Philomen")

Faites des gosses, flanquez les dans la poussette de l'UMP, berceau de "cultures" diverses et avariées, petit pot saveur "Gouvernement pas frais" qu'est notre pays et apprenez leur à être de bons citoyens ; Entrepreneurs, Friqués, Unis pour le Mouvement Populaire.
Ils auront alors toutes leurs chances de franchir la pré-selection afin d'arriver jusqu'au "casting" fatidique et réussir en " Prime time " dans les Universités Françaises.

Bienvenue sur le plateau d'une France à l'éducation "Star Académisée".
Valérie Présente, Maitre Sarko comptabilise les votes, et nous public applaudissons.

Aujourd'hui [nous] avons décidé [ensemble] de ne plus applaudir.



Je ne pense pas être croyante : je cesse de dire Amen.

21 novembre 2007

"Nous ne sommes pas assez rentables ..."

Demain est un jour nouveau parait-il.
La nouveauté, c'est "L'AGtisation" de cette Faculté de branquignoles.

Que ceux qui sont capables d'avoir un esprit critique, ou tout simplement un avis sur des évènements importants succeptibles de modifier la trajectoire qu'avait pris leur jolie petite vie d'étudiant, ramènent leur cul de flémard.

Sinon, qu'ils se taisent à tout jamais.

Exaspérée je suis.
Et je m'en excuse.


Je ne suis pas rentable non plus.



[Envie d'etre "assez bien" pour plaire à son personnage]

Même les Bus sont allés manifester aujourd'hui. . .

Le Bus Ligne d'azur numéro 22 à eu comme qui dirai une " panne de réveil " ce matin.
Rien de dramatique.
Les étudiants peuplant les facultés Niçoises ont quant à eux complètement oublié de se lever depuis quelques mois.

La pandémie de léthargie est officialisé.

Une mise en quarantaine des Universités de Nice Sophia Antipolis à été effectué dés le 11 aout 2007. Mais l'espoir est peut être là : une vague de barbiturique en provenance de Lyon II, Tours, Toulouse, Paris III [...] a récemment été détectée aux frontières bien gardées, du département des Alpes Maritimes...
Qu'adviendra t'il de la situation demain, ou dans les semaines à venir?

Affaire à suivre.

Départ à 10h. Rendez vous au pied de " La tête au carré" : Manifestation.

Chouette !

Et pourtant ...

En parallèle, dans les méandres de sa vie d'étudiante "obligée" par une prestation orale :

Rue Paul Valéry -> Rue de France -> Avenue Gloria -> Avenue De Bellet -> Boulevard de Magnan -> Boulevard Edward Herriot, Salles de cours : H 5 pour motif de "réunion professionelle", Amphithéâtre [69] ; deserté, Boulevard Edouard Herriot -> Boulevard de Magnan -> Avenue De Bellet -> Avenue Gloria -> Rue de France-> Rue Paul Valery.

Redondance exaspérante : Rue Paul Valery -> Rue de France -> Avenue Gloria -> Avenue De Bellet -> Boulevard de Magnan -> Boulevard Edward Herriot, salle EIPT ; cours reporté, " La Civette " ; 2 pastis, 1 kir, 2 coca. Fumée de cigarette, Odeurs de tabac froid, Montagne de mégots grillés. Un kir renversé. Derniers centimes étalés sur la table, un Nice Matin. Boulevard Edouard Herriot -> Boulevard de Magnan -> Avenue De Bellet -> Avenue Gloria -> Rue de France-> Rue Paul Valery : RETOUR A LA CASE DEPART

Bref résumé : la voilà privée de manifestation.

Je réagirais face à cette injustice.


Demain, le réveil ne sonnera pas et j'oublierai de me lever.

Point

17 novembre 2007

Université : Lieu de culture et de siestes répétées . . .

Regain de motivation? Et bien non ! Raté.

Elle pensait reconquérir sa vie "d'étudiante modèle" à coup de Dynamique de Groupe, Communication par la Parole, Modernité dans l'Achitecture et le Design au XXème siècle ou encore Atelier d'Ecriture Journalistique.
Mais, il y a toujours un mais, les yeux se ferment, le cerveau ne suit plus et les lettres qui se dessinent sur son papier Clairefontaine (PUB) se font de moins en moins rondes et dévient rapidement sur les lignes alentours. Il ne manquerai plus qu'un ronflement bestial pour mettre un point d'orgue à cette scène quotidienne.

Que dire pour ma défense, nous n'avons qu'une seule jeunesse? Profitons en!

Hélas, je ne profite pas de ce dont je voudrai profiter.
Ô université, "univers qu'il faudrai citer" comme lieu de culture arborescente et de decouvertes fructueuses.

En ce qui me concerne je ne me cultive plus, ça entre par une oreille ( quand ça rentre) et ça ressort par l'autre.
C'est ennuyeux, j'aimerai tellement pouvoir affirmer à mon tour que

" je ne suis peut être pas très intelligente, mais [que] j'ai beaucoup de "cultivation" "

Ca attendra encore un peu, à moins que je ne decide de prendre les choses en mains.
Il faudrait pour cela que mes synapses cesse d'envoyer des messages subliminaux affublés de "dormir, oreiller, couette"...

Mais passons...

Petit extrait de mes ébats amoureux avec les études supérieures :




Amphithéâtre Emile Gasquet, double porte massive aux tons verdâtres arborant un écritaux signifiant, et surtout très tentant : SORTIE.

Mon esprit s'est déjà frayé un chemin par l'encoignure rectangulaire. Ouverte sur un couloir grisâtre à la sobriété glaciale, elle laisse transparaitre de temps à autre certains spécimens de cette espèce si étendue : l'étudiant errant.

11eme rangée, avachie sur la longitudinale et fine tablette aux ornementations originales; expressions anarchiques, apologie de l'alcool et de la baise, groupes musicaux en tous genres. . . emplacement 141, débat axé sur la distinction des taches masculines et féminines, effrayant mais bien ancré, mon cher chevelu à barbe rousse m'explique.

Bruits de fond ; j'entends mais je n'écoute pas. Des sons au rythme abrutissant et aux intonations tout droit venues de la botte de la méditerranée s'échappent des modestes enceintes noires postées aux quatre coins de la pièce. Sonorités apaisantes ; la voix grave de mon penseur chevelu raisonne. Froissement de feuilles, cliquetis de stylos, mécanismes grinçants des sièges inconfortables : atmosphère agréable.

Parmi les murmures et rires étouffés (ou pas) l'ennui fait son apparition sous ses formes les plus représentatives ; bâillements à s'en décrocher les mâchoires, massages vigoureux des tempes, frottements nerveux et répétés des globes oculaires...

L'amphithéâtre se vide petit à petit, gémissement des sièges en bois, ballerines, talons aiguille... Nous, nous sommes là, accompagnés de notre surplus utilitaire, la plume à la main ou les doigts sur le clavier. L'attention s'est dissipée jusqu'a disparition totale.
"Il faut écouter!" Je le sais, et pourtant, je ne parviens qu'à entendre, ce qui finalement me contente parfaitement.

L'amphithéâtre est presque vide, les enceintes muettes, et "le chevelu" entame une conversation virtuelle avec son capricieux outil de travail.
L'Italienne essuie à l'aide d'un mouchoir le tableau blanc parsemé d'annotations rougeâtres parfaitement illisibles.
Prise débranchée, il n'y a plus personne dans l'amphithéâtre, juste nous deux allant vaquer a d'autres occupations.

Direction tant attendue : la sortie.
Etudiants errants que nous sommes, nous allons maintenant nous fondre dans la masse des déambulateurs du couloir...

Point

Et ce fut fait...